Gudule et les materneuses…

Pré-scriptum : Je n’ai pas d’enfant. J’ai déjà réfléchis à certaines choses concernant éventuellement ma future maternité. Comme toujours, les 4 cavaliers de l’Apocalypse, j’ai nommé : la mauvaise foi, le sarcasme, l’amalgame et la généralisation ; seront de sortie. Va falloir que je songe à faire un bon gros disclaimer un jour…


Aujourd’hui, nous allons parler des « Materneuses » que je distingue des Maternantes. A mon sens, les premières sont la version extrême (et sectaire) des secondes. Ce sont un peu les Femen des maternités alternatives.

On entend par Maternantes (en résumé), les mères adeptes du portage, de l’allaitement (à plus ou moins longue durée), les utilisatrices des couches jetables, du cododo et de l’éducation non violente…

Vous qui pensiez que le biberon, les Pampers, la poussette, le lit dans la chambre séparée c’était in, raté !

Découvrez comment, avec les Materneuses, vous n’êtes que des moutons lobotomisés comme après une épidémie de tremblante.

Pour la petite histoire, j’ai connu cette tendance avec un article du blog Ni Fleurs Ni Couronnes, il y a plus de trois ans. Malheureusement pour moi, le forum des Maternantes a fermé (ou migré ailleurs)… c’était le plus beau vivier à conneries sur le sujet que je connaissais.

La tendance des Materneuses s’inscrit, bien souvent, dans une démarche de décroissance, de retour à la Nature et de retrouvailles avec nos instincts.

Sur le principe, pourquoi pas ? Le seul problème, avec les extrêmes… c’est justement leur extrémisme. Ils pensent tout savoir, tout connaître, détenir la Vérité de Dieu. Ils dédaignent tout ce qui ne rentre pas dans le moule moralisateur. En gros, les Materneuses se distinguent avec le qualificatif de « dépanurgisé » de la masse de moutons de Panurge… Le mépris condescendant et le jugement sans en avoir l’air leur collent à la peau comme une mouche sur le papier collant que l’on met en été pour les buter.

Bref, toutes ces charmantes dames veulent nous éclairer et nous guider vers la douce lumière de la dépanurgisation !

Mesdames, Messieurs, les Materneuses ont réfléchi et ont donc déduit certaines choses sur les sujets suivants :

 

L’allaitement :

Le lait artificiel (LA pour les intimes) n’est qu’une manière de vous faire cracher votre argent (merci Captain Obvious !). Pire ! Cela fait de vous de mauvais parents car il n’y a rien de mieux pour votre grumeau que le lait maternel (à grand renfort de référence à l’OMS, l’organisme le moins corrompu au monde…) directement issus de vos pis enfin mamelles euh seins. Mais l’allaiter quelques mois n’est pas suffisant ! Il faut le faire au moins jusqu’à son sevrage naturel : 3 ans, minimum.

Oui oui : 3 ANS. Même si durant ces 36 mois (minimum hein, les plus extrêmes montent jusqu’à plus de 4 ans), vous, maman, êtes un distributeur à lait pour grumeau affamé ou non (parce qu’il peut téter simplement pour se rassurer), prête à le laisser faire à son rythme. Elles refusent l’usage du tire-lait pour permettre au papa d’intervenir (il va se contenter de donner la bouffe « des moutons » à grumeau) ou de s’impliquer dans cette symbiose. Parce qu’au-delà d’être un téton sur patte, c’est votre (et uniquement le vôtre, vous détentrice du sacro saint utérus) peau que votre rejeton adoré recherche.

 

Les couches :

Les Pampers (ou autre marque c’est juste plus rapide que de dire « couches jetables ») c’est le mal car cela fait beaucoup, beaucoup de déchets en plus de coûter la peau des fesses.

C’est un fait : les lavables sont bien plus écologiques et des plus économiques à partir du second grumeau (un petit tour par ici pour un comparatif presque exhaustif). Il faut cependant ajouter les inconvénients personnels quant à l’entretien des dites couches : lessives spécifiques, endroit où stocker les usagées pendant quelques jours avant la lessive, les faire tremper… Pour ceux qui ont déjà du mal à nettoyer un grumeau avec des lingettes…

Mais pour les Materneuses, toutes les couches sont des inventions du diable destinées à entraver le développement « naturel » de la prunelle de leurs yeux dépanurgisés. Car le summum de la Bonne Mère Attitude (BMA pour les intimes) c’est : l’Hygiène Naturelle Infantile ! C’est une pratique venue d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud et qui consiste à surveiller l’enfant pour guetter les signes d’une défécation proche. Le challenge se corse car il faut chopper bambin et le porter au-dessus de n’importe quoi pouvant recevoir les saintes selles/urines.

La HNI a des avantages indéniables : économiques, comportementaux (le grumeau est propre beaucoup plus tôt), physique (plus de rougeurs sur les jolies fesses) et… comment dire… relationnels (le terme le plus correct que j’ai pu trouver). En effet, la communication est meilleure entre un enfant habitué à l’HNI et ses parents, toujours à guetter le moindre de ses signaux.

De base, sur le principe, la HNI ne semble n’avoir que des avantages. En effet, l’accession à la propreté des nabots est souvent source de tension et de problèmes dans une famille. De plus, cela débarrasse de la corvée et du prix des couches. Enfin, l’enfant étant, de manière innée, capable de communiquer ses besoins primaires dont celui d’évacuation, ce n’est qu’un souci de communication et c’est aux parents de le comprendre.

Nous arrivons au cœur du problème : le temps. La HNI en demande énormément tout comme elle demande aux parents de mettre l’enfant au cœur de la cellule familiale et d’être centrés sur lui en permanence. Bref, de n’être que parents avant même d’être un couple ou des individus. Cela sous-entend, aussi, que l’enfant ne pourra être mis en nourrice (à moins que celle-ci n’ait les mêmes principes d’éducation) et nécessitera donc un parent à demeure. Et bien souvent, c’est la mère qui s’y colle.

 

Le Cododo

Un mot barbare simplement pour dire que grumeau dort dans la chambre parentale. Soit avec maman et papa, soit dans un lit à côté. Les maternantes, qui souvent allaitent, ont un argument que la flemmarde que je suis trouve juste imparable : quand grumeau a faim, il suffit de dégainer le téton pour qu’il bouffe et maman peut dormir sur ses deux oreilles (et sur grumeau à l’occasion).

J’avoue : l’idée me tente à condition d’avoir the biberon à côté parce que je ne compte pas allaiter.

Là où le bât blesse c’est que chez les materneuses, cette tendance prend une tournure franchement malsaine. En effet, grumeau ne reste pas que quelques semaines mais des mois jusqu’à ce qu’il se détache naturellement de sa mère. Donc, quand la poule a pondu plusieurs fois, c’est plus un lit deux places qu’il faut mais un king size xxxxxxl.

Sur le forum, il avait été question du sexe avec les enfants à côté (je parle d’enfant, pas de grumeau à moitié sourd et aveugle)… Sachez que les materneuses n’ont rien contre un coït sous les yeux de leurs bambins : « c’est la Nature, hihihihi ! » L’une d’elles racontait qu’elle s’était déjà fait surprendre par l’un de ses grumeaux et qu’elle avait trouvé ça sain et normal…. Bah ouais, faut mieux ça que de mater du porno à l’adolescence !

 

L’Education Non Violente :

C’est un principe d’éducation selon laquelle la fessée, la gifle et les cris sont bannis. Le secret, c’est la communication non violente : tout expliquer à grumeau avec calme et patience avec un respect pour cette créature. Enfin, la communication non violente s’applique à tout le monde, en théorie (sauf quand on est comme moi où impulsivité rime avec choix de vie). C’est une éducation bienveillante, sans punition où tout est expliqué au chérubin.

C’est un univers que je n’appréhende pas dans sa globalité tant les sources à son sujet sont… aussi hétérogènes que des grumeaux dans ma pâte à crêpes… Il faudrait probablement lire des bouquins de parangons de ce principe.

Je vous vois déjà dire « Oh mais c’est les enfants rois ! ». Je vous arrête de suite : non. Education Non Violente ne rime pas avec absence de limites. Ca, c’est l’éducation version materneuse, celle où les enfants décident de tout. Sur le forum, l’une d’elles expliquait que chez elle, il avait été décidé que les grumeaux décidaient et que quand il s’agissait de poser des limites… Bah c’était compliqué. Tu m’étonnes, Simone !

Une autre disait qu’un enfant frappant sa mère c’était bon signe parce qu’il lui faisait confiance… Euh ok. Je vais tabasser ma mère parce que je lui fais confiance. Normal. Perso, j’ai plus tendance à lui offrir des fleurs… Si après y’en a qui préfèrent les coups…

En parlant d’éducation, d’ailleurs, chez les materneuses point d’école car le système de ce bon vieux mammouth de l’Education Nationale n’est qu’une fabrique à moutons avec trop de limites (comme celles de la vie en société). Du coup, c’est école à la maison. Sur le principe, ok à condition que grumeau ait les connaissances requises et attendues tout en passant régulièrement les contrôles imposés par la législation.

Mais voilà, comme l’enfant décide de tout… Bah quand il ne veut pas bosser, il ne bosse pas. Au temps pour ce truc archaïque qu’est la lecture. Au bûcher l’orthographe car de toute manière, c’est obsolète.

Une bloggeuse, grande prêtresse dépanurgisée des materneuses, indique sur son blog que son grumeau de 5 a essayé un jour d’école puis a refusé d’y retourner (tu m’étonnes ! Entre passer des journées à respecter les règles de la vie en communauté et se balader le kiki à l’air tout en déféquant sur le parquet de maman… y’a pas photo). Du coup, chez elle, c’est la fête du slip. Pas de programme, pas de devoir, c’est quand grumeau veut… A 5 ans, grumeau est encore à l’apprentissage de l’alphabet quand d’autres sont à la lecture (et ouais parce que la lecture, c’est juste inutile dans la vie, faut aller à son rythme… Bah écoute, j’pense dire ça à mon inspecteur des impôts : je suis encore en train de lire votre lettre recommandée, c’pas ma faute, respectez mon rythme bordel !

Je vous vois déjà venir mes petits moutons adorés : « Mais Gudule, qu’est ce qui provoque autant ta rage envers ces Materneuses et leur style de vie ? »

Bah pas mal de choses en fait.

Comme toujours, les extrêmes m’irritent. Je comprends amplement l’allaitement, le portage, le cododo, les couches lavables, l’éducation non-violente mais… leurs extrêmes… Sincèrement, je ne peux pas.

Ce sont les avis comme quoi on ne devrait pas donner le choix aux femmes quant à l’allaitement. Si tu refuses d’allaiter ton grumeau (comme j’en ai le projet), c’est parce que tu es formatée par l’industrie agro-alimentaire, les médecins et que tu es (seras dans mon cas) une mauvaise mère vouée à pourrir ton enfant dès sa naissance.

Une explication ? Le non-allaitement serait un truc de bourgeois pour ne pas frustrer monsieur aux époques où l’on pensait que l’allaitement et la copulation étaient incompatibles. L’historienne en moi est sincèrement à la fois morte de rire et atterrée. La féministe en moi rit jaune : c’est parce que vous voulez baiser, mesdames, que vous voulez tuer votre progéniture à petits feux ? Gourgandines, va ! La réalité était bien plus complexe : au Moyen-Âge/Epoque Moderne, on pensait que le lait maternel était une transformation du sang. Copuler risquait de faire réapparaître les règles et donc de tarir le lait. Pire si la mère avait un retour de couches : l’embryon pouvait sucer le sang et donc retirer le lait de la bouche de son aîné (Dionis P., Traité général des accouchements qui instruit de tout ce qu’il faut faire pour être habile accoucheur par M. Dionis, premier chirurgien de feües Mesdames Les Dauphines et Maître-Chirurgien juré à Paris, Liège, F. Broncard, 1721.)

Ajoutez à cela l’impératif religieux, les réalités sociétales… Tout en précisant que ces chers grumeaux avaient droit au lait d’une nourrice… on est pas vraiment dans le cas du Lait Artificiel… Ce dernier, d’ailleurs, a été créé pour lutter contre la mort infantile (dont l’une des causes était l’usage de nourrices… cqfd).

Ou sinon, l’éducation. L’enfant roi, qui décide de tout, qui n’a pas de limite… c’est une hérésie à mon sens ! Comment le gamin peut-il être équilibré et adapté ? On va en reparler dans quelques années avec la génération qui arrive en Suède.

 L’hygiène. Ok, sur le principe, l’HNI est géniale. Sur le papier, c’est même idyllique. Si vous êtes une bonne maman, vous devez avoir une connexion télépathique avec grumeau pour savoir, avant même qu’il fasse un micro signe, qu’il va déféquer sur vos Louboutin. L’odeur du dernier étron de grumeau vous dégoûte ? Mais mais mais ! Mauvaise mère que voilà ! C’est na-tu-rel ! Vous devez aimer l’odeur… A la limite, je me demande si quand elles entrent dans des toilettes publiques, elles n’ont pas l’impression de rentrer chez elle…

De toute manière, s’il n’a pas fait aux toilettes (sèches la majorité du temps) ou dehors, c’est parce que vous êtes une mauvaise mère : c’est à vous d’être toujours à l’écoute de grumeau et d’être prêt à dégainer le seau dès les prémices d’une envie.

Sur le forum des Materneuses, il y avait une catégorie appelée « Discussions Philosophiques ». Pourquoi pas ? Après tout, c’est limite logique. Certaines, tournaient autour du sexe. Comme par exemple : le sexe pendant le cododo. C’est de là, notamment, que vient le passage où baiser à côté de grumeau, sous ses yeux, c’est cool et naturel ! Bah ouais, on a bien du baiser pour te faire alors bon… et puis, ça rappelle au petit d’où il vient, hihihi …  L’argumentaire était frappant : c’était comme ça avant et ils font pareil en Afrique (ou n’importe quel autre continent avec des « bons sauvages »). Ai-je réellement besoin d’expliquer combien cet argumentaire est pathétiquement faux ?

Il y a eut, aussi, la fameuse conversation au sujet de l’inceste qui avait commencé quand quelqu’un avait indiqué que son gamin lui avait indiqué pourquoi on ne pouvait pas faire l’amour entre frère et sœur mais aussi qu’il avait très envie de tremper son biscuit dans la dite-sœur (ok pas dans ces termes). Question à 1 euro : comment répondre à cette question quand on est materneuse ?

  • A : en calant deux torgnoles à grumeau
  • B : en lui disant d’aller demander à Emile Louis
  • C : en lui disant « c’est mal épicétout »
  • D : en discutant du bien-fondé de ce tabou entre copines autour d’une infusion de placenta
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Demandons à JP

Devinez quelle est l’option choisie… La D, évidemment ! Si certaines relevaient que c’est mal, que la consanguinité c’est pas juste l’insulte à la mode toussa… il y en avait quand même une pour dire que c’est pas problématique si c’est juste pour le plaisir ! Et puis… la consanguinité, c’est une invention, sinon pourquoi la Nature autorise les frères et sœurs à avoir des enfants ?

Perso, je vois bien Dame Nature foutre un login et un mot de passe à chaque utérus. Si t’es de la même famille, tu passes pas, retourne te branler devant youporn chéri.

Evidemment, il y a eut d’autres conversations. Dont une sur la pédophilie. Mais je vous invite à aller lire l’article qui m’a révélé combien j’étais un mouton .

Cela faisait un moment que je voulais parler de ce mouvement des mères de l’extrême, de celles qui ne jurent que par la maternité comme étant la finalité de toute femme digne de ce nom.

Mère allaitant son enfant de Mary Cassat

J’entends déjà les hordes dépanurgisées hurler que quand on a un enfant, on est prêt à tous les sacrifices (remarquez, les mères « de base » me le dirons aussi). Certes… Mais est-ce-que cela justifie de se nier ? Personnellement, je ne comprends pas ces femmes qui se disent mères avant tout jusqu’à refuser tout ce qui n’est pas leur enfant. Et avant qu’on me le balance : non, je ne pense pas que ce point de vue changera si un jour je ponds. Parce que je trouve ça réducteur. Un peu comme si être une femme c’était simplement : nullipare et mère. Avant on joue et après, on devient personne, juste une mère. Juste.

Vouloir le meilleur pour son enfant est naturel. Mais il y a des limites qui trahissent une vision tellement fausse de la Nature et de l’Histoire. Quand on les écoute (et qu’on les lit), on a l’impression que les materneuses voient le monde comme un nouveau jardin d’Eden. Elles rejettent la société qui est symbole du mal suprême pour se rapprocher de la Nature. Une Nature idéalisée qu’elles ne comprennent pas et ne voient qu’avec des yeux de bisounours shootés à coup de My Little Pony. En fait, les materneuses c’est un peu les ados rebelles-émo-trop dark de la maternité.

C’est un article de Slate qui a tout (re)déclenché car le monde panurgisé semble découvrir une pratique des materneuses : la placentophagie aka bouffer le placenta en steak tartare. J’avais aussi connu une « crise » anti-materneuses avec des anti-vaccinations. Parce qu’une bonne maman est aussi contre les vilains vaccins qui servent à rien.

Devinez ce que c’est!

Mais revenons à ce mets délicieux qu’est le placenta.

A travers la dégustation de cet « organe », il y a trois réflexions : ne pas perdre un organe précieux qui est riche en nutriments blablabla pour la montée de lait blablabla se remettre de l’accouchement blablabla, faire comme les animaux ; et glorifier l’accouchement, avoir été enceinte. Pour les placentophiles, le placenta est the remède miracle qui guérit tout : de la fatigue après l’accouchement au virus Ebola en passant par le cancer des os et le sida. Au-delà des recettes de cuisine, il existe une pratique inspirée de l’homéopathie qui consiste à faire macérer un morceau de placenta dans de l’alcool puis de pratiquer la technique de la dilution jusqu’à arriver à une dissolution 9CH. Il s’agit de l’isothérapie placentaire homéopathique.  Autant je crois aux médecines alternatives autant là… J’ai sincèrement du mal.

En France, c’est une pratique illégale mais parfaitement faisable si l’on en croit les blogs à condition d’accoucher à l’ancienne: chez soi avec ou sans sage-femme (ça sert à que dale ces bêtes-là de toute manière). Dans tous les cas, cette isothérapie placentaire soigne maman et grumeau.

 

En couleur, svp

Cependant, si vous croyez avoir tout lu ou vu au sujet du placenta… car il y a plusieurs rituels qui y sont rattachés. Outre le manger en guise d’en-cas post grosses (moi qui croyais que seules les femmes enceintes avaient des envies…), il y a la jolie tradition d’enterrer le placenta sous les racines d’un arbre qui grandira avec grumeau. Si on enlève le côté berk du placenta, c’est bucolique comme rituel. Sinon… y’a la possibilité de faire une empreinte (version sang ou peinture) du placenta sur une feuille de papier pour pouvoir l’afficher sur votre mur. Et pour finir… Y’a le bébé-lotus. Toujours dans l’optique de ne pas traumatiser grumeau, l’idée est de ne pas couper le cordon une fois grumeau expulsé de sa piscine. Après l’accouchement, on vous offre le pack bébé-placenta emballé avec un nœud rose. Grumeau est donc destiné à passer ses premiers jours avec un organe pourrissant (même s’il est « préparé ») via le cordon ombilical jusqu’à ce que ce dernier se détache et que tout s’écrase telle la cervelle d’une goule. Na, j’déconne : on lave, parfume et sale le placenta pour en faire un morceau de morue empaqueté puis trimballé avec grumeau.

Un bébé lotus

Dans cet article, il est indiqué que cela ne peut se faire que dans le cadre d’une naissance à domicile car les centres médicaux refusent cette pratique. Tu m’étonnes, Simone ! Qui, en étant sain d’esprit, accepterait de laisser un organe pourrissant (même si c’est séché) accroché à son nouveau-né avec les risques d’empoisonnement que cela génère ? Et quel service de maternité laisserait un morceau de cadavre se trimbaler dans les bras de la joyeuse parturiente materneuse au risque d’infecter tout le service ?

Bref, être materneuse, c’est avant tout être centrée sur l’enfant et uniquement sur lui. Le père est littéralement exclu de cette symbiose car maman a porté grumeau, a accouché grumeau, le nourrit, lit dans ses pensées … Le père lui, va juste rapporter la thune, ne pas avoir de vie de couple épicétout, c’est qu’un testicule sur pattes d’abord !

Aller, de quoi lire:

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Une réflexion sur “Gudule et les materneuses…

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