Gudule et la grève du sexe…

Je vous préviens, c’est un article à rallonge!

Il y a un peu plus de dix jours, des féministes antispécistes ont entamé une grève du sexe par ce communiqué:

greve

L’antispécisme est un mouvement datant des années 1970, qui affirme que l’espèce à laquelle appartient un être n’est pas un critère pertinent pour décider de la manière dont on doit le traiter et des droits qu’on doit lui accorder. L’antispécisme s’oppose au spécisme qui place l’espèce humaine avant toutes les autres. (source: Wikipédia).

J’ai eut vent de cette grève que hier, à partie de l’une des pages que je suis que d’un oeil. Cette grève tombe pile poil dans mes propos contenus dans la série sur l’écoféminisme. Enfin, là c’est surtout la communication qui pèche.

Dire que j’ai été choquée est un doux euphémisme. A vrai dire, il y a le choc et l’incrédulité. En 2015, faire une grève du sexe… Ok.

Pensant, bien naïvement, pouvoir en parler, j’ai écrit ma réaction primaire:

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Réaction à chaud et totalement primaire s’il en est mais cela a lancé un grand débat (qui est encore en cours sur un groupe auquel je n’ai pas accès et dans lequel les pauvres femmes que j’ai opprimées peuvent se retrouver entre opprimées et s’auto-congratuler … #oppressioninside ).

L’avis de la dite Luxia est le suivant:

Vous ne voyez rien d’antiféministe là dedans? Genre par exemple entretenir l’idée bien patriarcale que le désir appartient aux hommes, que les femmes doivent « donner accès à leur corps » plutôt que d’accéder elles-mêmes aux corps de leurs partenaires. La légende de le fâme bien moins libidineuse que l’hôme. Tout ça entretient notre statut de victime, et tellement de stéréotypes. Moi je dis, et si on aime le cul, et qu’on ne considère pas que les mecs « profitent intimement de nous comme des biens de consommation », tout simplement parce que nous profitons tout autant de leur corps, on a le droit de pas faire grève madame? Et faudrait peut-être changer un peu les choses hein: En effet on ne devrait pas « donner accès » à nos corps pour faire plaisir ou je sais pas quoi. ON accède au corps du partenaire de notre choix. Comme si on était des ressources sexuelles pour hommes sans que nous ne puissions autant les désirer. Je trouve ça tellement sexiste en fait -_-.

Puis c’est légèrement hétérocentré comme grève du sexe mais bon….

Et voilà le coeur du problème: je trouve ça sexiste, antiféministe, clichés et oppressif. Je ne suis apparemment pas la seule mais je fais partie de celles qui ont le plus fait entendre leur voix (avec un final assez exceptionnel au second degré que l’on a prit au premier me dit-on dans l’oreillette) parce qu’il paraît que l’on est dans un pays de liberté d’expression et d’opinion.

Il paraît parce que dans certains cercles féministes, la liberté d’expression, c’est uniquement pour elles. Ceux qui sont des oppresseurs (aka les hommes cigenres binaires hétéro) et celles qui n’ont pas la même vision qu’elles peuvent aller s’étouffer dans de la farine et juste se taire… Comme on me l’a simplement et délicieusement dit:

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Oui taggle… aka ta gueule…

Passée la première surprise (le taggle est arrivé bien après, quand elles en ont eut marre de faire semblant d’être ouvertes d’esprit), j’ai tenté de comprendre. Parce que oui, j’ai tout à fait conscience que je ne détiens pas la bonne parole et que je ne suis pas la seule à être un boulet en communication.

De fait, le premier contact était raté. J’en conviens, la faute est mienne. Cependant, j’ai été sincère dans mon effort de compréhension. J’ai tenté d’expliquer ce que je trouvais ridicule. Seconde erreur. Mortelle cette fois-ci puisque je suis désormais une #notallmen:

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Voilà de quoi faire grincer ma fibre féministe parce que je crois en l’égalité entre les hommes et le femmes. Je crois aux vertus de la communication et de l’éducation. Je crois aussi en la différence et en l’acceptation de celle-ci. Par contre, j’ai beaucoup de mal avec le vocabulaire choisit. Tant dans l’affiche que dans le discours de celles qui ont… « communiqué » avec moi.

D’un côté comme d’un autre, cette grève utilise des clichés et des stéréotypes réducteurs et blessants. Mais voilà, le sexisme anti-homme n’existe pas. Tous les hommes sont des connards. Ce n’est pas moi qui le dit mais mes interlocutrices qui cite un article pour source. Voilà un passage qui résume la pensée générale:

On résume. Par défaut, un homme est un connard car:

  • Il est éduqué pour assumer un rôle de dominant.
  • Cette domination implique un dommage causé à autrui.
  • Et il s’en fout parce qu’il trouve ça normal.

Faire du tort et n’en avoir rien à battre, c’est un peu la définition du connard. J’suis désolé si ça cause de la peine à certains et certaines. Mais à ce niveau là c’est mécanique: on a le préjudice causé (pour son propre profit qui plus est, que l’exploitation soit directe ou indirecte…), parfois même la justification sans gêne du préjudice (c’est normal, c’est bien, c’est souhaitable…), ou au mieux l’indifférence volontaire; on est donc en présence d’un connard.

Voilà quelque chose de troublant s’il en est. Serais-je donc si formatée par le système que je ne vois pas quand un homme est un oppresseur et que tous ceux qui m’entourent le sont?

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Autre morceau choisi:

Sauf que c’est trop systématique pour être juste un truc individuel.
Ce Tu dis que tous les hommes sont des connards! (variante possible avec «violeurs»), je ne sais pas exactement ce que c’est, mais ça ressemble à un mécanisme de défense de groupe, une forme de solidarité masculine. Il importe que le moins d’hommes possibles soient désignés comme violents ou oppressifs, afin que la classe sociale «homme» ne soit pas entachée de ce problème. Il faut en quelque sorte que l’oppression, que l’on veut bien admettre parfois, tombe du ciel.

Me voilà donc devant un véritable cas de conscience. Je ne nie pas l’oppression systémique, je ne nie pas les privilèges des hommes face aux femmes… Mais je refuse de croire que la domination masculine est induite par l’essence. Au mieux, je suis prête à accorder des nuances dans l’échelle du connard. En revanche, je pense que tout enfant, quel que soit son genre, est une toile blanche sur laquelle la vie (et j’entends par vie: parents, proches, société…) peint au point de la façonner pour en donner une oeuvre unique.

Ce qui, à mon sens, avec la « bonne » éducation, on est parfaitement capable de faire en sorte qu’un être de genre masculin ne soit pas un connard. Pour mes interlocutrices et l’auteur du billet, c’est non. Rien que le fait de naître avec un service trois pièces, c’est déjà être un oppresseur. Contrairement à S. de Beauvoir qui dit « on ne naît pas femme, on le devient », pour ces féministes-là, c’est plutôt:

On ne devient pas un connard, on l’est à la naissance.

C’est ce que l’on appelle de l’essentialisme (qui me rappelle aussi la prédétermination):

En sociologie: La position essentialiste en ce domaine estime que l’innéité biologique prévaut dans le comportement d’un individu sur les acquisitions ultérieures qu’il a adoptées ou construites.

En philosophie:  L’essentialisme philosophique suppose l’existence d’une essence précédant l’existence. Sans nier ni affirmer le libre arbitre éventuel de l’individu, il le rend tributaire de quelques déterminismes dont il ne peut pas commodément s’extraire et qui le définissent donc en partie.

Chez les féministes: la domination masculine s’expliquerait par une supériorité essentielle (ou naturelle) des hommes sur le « beau sexe », admiré mais relégué aux tâches subalternes et sans grand intérêt (bavardages et commérages).

Ca manquait de mecs cis binaires

En résumé, donc, messieurs, vous êtes des oppresseurs. Quoique vous fassiez, vous en serez toujours. Qu’importe les efforts de déconstruction que vous faites. J’en veux pour preuve:

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De là, je me pose plusieurs questions:

  • Ne faut-il pas détruire la société et quelques générations d’hommes pour pouvoir détruire la caste dominante?
  • Si un homme est, par essence, un oppresseur (ou un connard, ou un violeur) comment arriver à l’égalité puisqu’ils ne peuvent lutter contre leur essence?
  • Comment, donc, parvenir à l’égalité sans tuer les hommes à la naissance?
  • La lutte pour l’égalité des genres n’est-elle pas une guerre sans fin puisque, quoiqu’on fasse, les oppresseurs seront toujours là?

Par acquit de conscience, j’ai tout de même posé la question :

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En résumé: comment ne pas être un oppresseur? Bah en fait, tu peux pas… Mais ça, vous le saviez déjà non ?

La conversation a continué jusqu’à ce que je dise que c’était une forme de sexisme anti-homme. Quelle bêtise n’ai-je pas faite! Parce que voyez vous: cela n’existe pas. Mon côté chieuse renvoie à la définition du sexisme par le Larousse:

Attitude discriminatoire fondée sur le sexe.

Et discrimination:

Fait de distinguer et de traiter différemment (le plus souvent plus mal) quelqu’un ou un groupe par rapport au reste de la collectivité ou par rapport à une autre personne.

Non, on ne voit pas où est le problème….

Le sexisme anti-homme, c’est comme le racisme anti-blanc: une chimère destinée à rassurée les hommes blancs occidentaux. Parce qu’ils font partie des oppresseurs et des dominants, rien de ce qu’on peut leur faire est mauvais. Normal, ils dominent… Ils ne vont pas venir se plaindre en plus, si ?

Voilà ce qui me pose problème: a-t-on le droit de discriminer ou être raciste parce qu’on le subit? Vous avez 4h. N’est-ce-pas hypocrite de hurler à un acte quand on en fait de même? Personnellement, si je sais que le racisme anti blanc a une existence toute relative (pour ne pas dire une inexistence prouvée), j’ai bien plus de mal avec le sexisme. Simplement peut être parce que j’estime que tant que l’on ne cherche pas à se comprendre, la recherche de l’égalité est une utopie… Ou parce que je trouve ce sexisme anti homme bien plus réel et vérifiable.

J’en veux pour preuve: cette grève du sexe. Cette dernière est clairement discriminatoire car, si je m’en réfère au Larousse, les participantes à cette grève distinguent et traitent différemment un groupe par rapport à la collectivité. Attention: je ne dis pas que refuser du sexe est une attitude discriminatoire. 

Vous voyez la différence?

Elle tient au vocabulaire choisit. Non pas au fond. Le sexe n’est pas un dû ni un devoir. En revanche, le choix du traitement du message entre parfaitement dans la logique de la discrimination.  Ajoutons à cela qu’il est question de refuser son corps aux hommes. Ce qui sous-entend des relations hétéronormées/homosexuelles. Vous suivez?

Dans la conversation, j’ai très vite arrêté de chercher quand on a commencé à me dire que j’étais oppressive. Simplement parce que je posais des questions et que je contre-argumentais.

Oppressif: Qui opprime ou sert à opprimer , qui est source d’oppression. Synon. écrasant, accablant

Soit, je peux le comprendre que quand on a une démarche, c’est épuisant de devoir s’expliquer et expliquer chaque mot avec quelqu’un qui ne lâche pas le bout de viande. Par contre, quand on leur dit que leur comportement est oppressif, là, c’est une levée de boucliers.

Bah ouais, après tout, je suis venue tenter de communiquer avec elle. C’est moi, et uniquement moi, l’oppresseur. Elles sont pures et innocentes. Coupables de rien. Et pourtant, c’est typiquement à cause de ce genre de personnes que le féminisme est aussi décousu et est aussi mal vu. C’est encore à cause d’elles que l’on trouve des tumblr anti-féministes. Elles me donnent envie de devenir ANTI FEMINISTE:

http://womenagainstfeminism.tumblr.com/

J’avais perdu espoir qu’on parvienne un tant soit peu à leur faire voir ce en quoi leur grève était… « mal goupillée ». Quelqu’un est intervenue en tenant un discours que j’ai aussitôt approuvé:

Et nous on a pas le droit d’avoir envie de sexe parce qu’on est des femmes ?
Comment dire aux femmes de s’approprier leur corps si elles le voient elles même comme un cadeau a l’homme ?
Comme si le désir appartenait aux hommes. Comme si on leur « offra
it » notre corps, comme si c’était LEUR désir et NOTRE concession … n’importe quoi. C’est anti-féministe !!
Libérons nous, notre corps est NOTRE outil de plaisir, alors baisons si on veut !

C’est sur elle ensuite que la conversation s’est reportée. Agacée, j’ai passé plus de temps à troller. Juste pour voir jusqu’où je pourrais aller jusqu’à ce qu’elles aillent pleurer parmi les leurs (oui c’est méchant, j’assume, moi)
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Plusieurs points:

  • On se moque d’elles. (j’ai toujours pas trouvé où perso)
  • On ne les soutient pas: c’est un fait. Je ne vais pas soutenir quelque chose que je ne comprends pas, qui ne me semble pas logique et qui est contreproductive.
  • Elles veulent indiquer aux « oppresseurs » que leur corps ne leur appartient pas. Très constructif comme dialogue…Ah, zut! Elles le disent elles-même: pas de dialogue possible.

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On atteint le bout. Comment parvenir à communiquer avec des gens qui préfèrent dire que c’est une grève (avec tout ce qu’il y a de négatif autour) du sexe plutôt qu’un « non, je n’ai pas envie »? Je vais laissez Adélie exprimer tout haut ce que je pense tout bas.

Si elles se considèrent elle même comme des objets et si elles considèrent le sexe comme un dur Labeur alors… En plus qui dit grève dit négociation, concessions et fin de la grève.
J’espère que leurs mecs sont pas antisyndicalistes… Ou ils s’attendent peut être a un minimum desservis, des tickets de dédommagement…

Merde s’il vous plait quoi, NOTRE VAGIN C’EST PAS LA RATP !!

Parce que oui, il est aussi question de l’image de la femme. Ces femmes qui font la grève du sexe se pensent être des objets sexuels à la gloire des hommes… Vous ne trouvez pas qu’il y a un souci là?

Je passerai ensuite les diverses sur-interprétations diverses et variées qui confinent à la mauvaise foi. Je ne termine que sur une chose…

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Cette punchline me doit d’être screenée dans un autre groupe ainsi que promise à la lapidation en place de grève pour ce sexisme éhonté. C’était du troll. Du vrai, du beau, du gras et du lourd. Parce qu’elles m’ont gonflé et que quitte à ce qu’elles pleurent pour une chose, autant qu’elles le fassent pour de bon. De fait, je n’étais pas vraiment sérieuse, c’était vache je le concède. Oppressif aussi. Sexiste? Probablement… Même si en réalité, c’était plus du jeu de mot. Mais elles voient le sexisme partout…

La pauvre Adélie a continué à essayer de communiquer et de faire valoir notre point de vue. Mais non. On est passé, plus tard, au ton compatissant dans le genre:

Mais voyons, on fait ça pour ton bien. Tu ne peux pas comprendre, tu es trop opprimée par ton homme, écoute la sainte parole!

Il approuve.

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Là tombe l’accusation qu’elle est hétéronormative. Bah en même temps, elle parle pour elle et apparemment, elle est hétérosexuelle… Quel est le problème de parler pour soit (voir pour moi aussi puisque je suis hétéro)? Visiblement, elles pensent que parce qu’elles parlent pour tout le monde, tout le monde en fait de même… Bah tiens.

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En quelques mots, tout est dit, la contradiction même est éclairée. Le grève du sexe n’est pas contre la sexualité? Ah bon… Bah voyons.

Si vous avez eut la flemme de tout lire (faut dire qu’avec les pirouettes de vocabulaire, c’est parfois éreintant), voici un résumé des propos de mes nouvelles copines:

  • Faire la grève, ce n’est pas une punition ==> en un sens si. Puisque faire la grève revient à supprimer quelque chose à quelqu’un. Un peu comme une punition. Quand la SNCF est en grève, il « punit » la direction en lui enlevant la thune. Il « punit » aussi les usagers au passage…
  • On refuse de coucher avec des hommes parce qu’ils sont nos oppresseurs ==> qui de celles qui ne couchent pas avec des hommes. « Solidarité » est un mot qui revient souvent. Soit. Mais une lesbienne aura moins de « difficulté » de faire la grève du sexe avec un homme… pour des raisons évidentes, non ?
  • Ce n’est pas une grève contre le plaisir féminin ==> tant mieux. Et oui, on peut s’éclater sans un mec. Encore heureux d’ailleurs.
  • La pénétration c’est le mal. Mais être en couple avec un homme, aussi. L’accepter et l’aimer, aussi. Puisque c’est un oppresseur et que l’on ne doit pas aimer l’occupant enfin, l’oppresseur.
  • Lutter contre l’oppresseur est bien plus important que son plaisir.

Ce que j’en retiens, finalement (je vous invite à lire au moins les interventions d’Adélie):

Je ne suis pas une bonne féministe. D’ailleurs, je suis une alliée de l’oppresseur, une sorte de collabo puisque je suis en couple avec un mec cis binaire. J’ose d’ailleurs accepter mon oppression puisque je couche régulièrement avec lui et que je m’éclate. 
Pour être une bonne féministe, je devrai abandonner le sexe hétéro et me contenter de moi-même et pourquoi pas d’une fille? Si cette dernière ne fait pas la grève du sexe simplement en soutient (puisque de toute manière, le sexe avec un mec, ça l’intéresse pas).

Ayez pitié de moi, d’ailleurs. Je ne comprends pas et je ne sais pas ce que je fais.

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4 réflexions sur “Gudule et la grève du sexe…

  1. Tiens, ça me rappelle Andrea Dworkin, une féministe américaine (aujourd’hui décédée) qui déclarait que toute pénétration condamnait la femme à l’infériorité et à la soumission. En tant qu’homme, je trouve juste ça profondément stupide, et pas juste parce que je veux défendre mon droit de tremper mon biscuit (OK, ça joue beaucoup).

    Je ne vois pas le féminisme dans cette idéologie. C’est du sexisme pur et simple. ça insulte tout ce que je suis alors que je mets un point d’honneur à ne pas me mêler de la sexualité d’autrui, à oppresser la moindre femme ou à n’en soumettre aucune.

    En gros, je serais porteur d’une sorte de péché originel ? Salaud d’Adam ! Pourquoi t’as filé ta côte ? 😛

    ça me rappelle des connaissances qui disait que les hommes sont quand même tous des connards capables de violer une femme quand ils en ont l’occasion… tout en étant hétéro. Et en confessant les aimer un peu machos.

    Aimé par 1 personne

    1. Alors sache que certaines mouvances de féminisme vouent la pénétration comme garantie pour un billet express en enfer. Cette idée est en train de faire des ravages… Comme le prouve cette grève du sexe d’ailleurs.

      Techniquement, chaque homme est capable de violer une femme (et vice versa, faut arrêter un peu les conneries de penser qu’un mec peut pas se faire violer. Enfin je ne dis pas cela pour toi, hein). Le consentement reste un vrai problème pour la majorité des relations humaines… (ce qui n’excuse rien, néanmoins)

      Je considère que tout homme peut me violer si l’envie lui en prend. Je suis hétéro, hein. Reste qu’au final, c’est plus une question de confiance en l’autre.

      Question, c’est quoi un homme un peu macho?

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  2. Techniquement, tout le monde peut violer. Il n’y a pas besoin d’un truc entre les jambes pour ça… De fait, tout le monde ayant de base un orifice, tout le monde peut être victime de viol. Après, oui, un homme peut aussi être forcé à une relation sans être pénétré, et ça reste un viol. Cette question est toujours délicate, mais elle ne devrait pas être tabou…

    Typiquement, on ridiculise généralement les violences contre les hommes, alors que si les femmes restent les principales victimes, on ne peut pas dire que les hommes soient complètement épargnés. Dans les histoires de maltraitance au sein d’un couple (où je pense qu’il y a toujours une dimension physique, psychologique et même sexuelle), n’importe qui peut avoir l’ascendant sur l’autre.

    Bref, comme tu dis, la notion de consentement au sein des relations humaines est complexe. À quel point peut-on dire que nous sommes libres de nos choix et que nous ne subissons pas l’influence d’autrui ? La construction sociale d’un individu se base finalement sur relativement peu de rapports égalitaires et libres.

    Ce qu’elles appellent un « homme un peu macho » ? Bien, en gros… Un type sûr de lui, un minimum viril, avec la classe, un peu dominateur, jaloux et tout, mais quand même un gars sympa, tu vois.

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